Bilan 2016 : du beau et du moche

Chaque début d’année, à l’époque où arrivent les cartes de vœux du Nouvel An (年賀状), c’est pour moi l’heure du bilan. J’aime beaucoup cet exercice, car il me permet d’avoir du recul sur ce que j’ai accompli et ce que je n’ai pas réussi, et parce qu’il me donne en général un bon élan pour l’année à venir. J’ai choisi de présenter mon bilan 2016 sous forme d’événements marquants, puis, comme l’an passé, de passer rapidement chaque mois en revue.

Le moment le plus sympa : la venue de mes parents
Mes parents m’épateront toujours. Ils ne parlent pas un traître mot d’anglais, encore moins japonais, et pourtant ils sont venus ici en pleine confiance, comme quand ils avaient déboulés au Canada. C’était étrange de les voir dans mon environnement japonais, en compagnie de mes amis. Personne ne se comprenait, mais tout le monde était content.

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Mes parents sont des gens qui aiment les plaisirs simples de la vie, manger, boire, rigoler, s’amuser, papoter… Ils se sont donc parfaitement fondus dans l’ambiance de Hakodate, et je crois qu’ils ont aimé leur séjour, car ils ont pu rencontrer plein de gens et découvrir une autre culture à travers eux.

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Pa maîtrise le matsuri, c’est bon !

Une mention spéciale à Pa, qui bougonnait (comme toujours) avant son départ, disant qu’il était hors de question qu’il mange avec des foutues baguettes… et qui, dès le premier soir, se débrouillait déjà comme un chef ! Allez Pa, avoue, tu t’es entraîné en cachette !

Le moment le plus triste : les funérailles de M.-chan
C’est en salle des profs que nous avons appris la mort d’une de nos élèves. M-chan est morte quelques jours seulement après avoir fêté son dix-septième anniversaire, emportée par une maladie contre laquelle elle luttait depuis plusieurs années.

J’ai enseigné à M.-chan au cours de sa première année de lycée. Je ne me souviens pas toujours de toutes mes élèves (j’en avais 350 à l’époque), mais je me rappelle bien d’elle. Je m’en rappelle bien, car elle était toujours assise au premier rang et qu’elle avait des grands yeux. C’était une élève sérieuse et appliquée, mais qui avait aussi souvent le mot pour rire.

Toutes ses camarades de classe et tous les profs de l’école étaient présents à ses funérailles. Avec mes collègues assises à côté de moi, nous nous retenions de pleurer, pour être fortes pour nos élèves qui étaient anéanties. Mais quand elles ont chanté une chanson pour leur camarade, ça a été trop dur et nous avons chialé, forcément. J’entends encore les pleurs de douleur de la maman de M.-chan et de son petit frère, effondrés dans les bras de certaines de nos élèves, alors que nous quittions le salon funéraire.

L’événement le plus Hokkaido : le cri de l’animal mystère
Passons à quelque chose de beaucoup plus léger, avec une petite anecdote. Un soir, dans le quartier Yachigashira, je rentrais d’un cours de français et je me dirigeais vers le café où je devais rejoindre mon mari pour manger. Dès la sortie du centre culturel, j’entends un chien aboyer au loin. Plus je descends de la montagne, plus je l’entends et à mi-chemin je crois bien que c’est finalement un chat. Mais non, c’est bien un chien, et il hurle à la mort, et ce n’est pas normal. Le cri vient d’un terrain vague. Bien qu’il fasse noir, j’enjambe le talus et grimpe sur ce terrain, appelant et sifflant pour que le chien vienne. Plus un bruit. Je décide de m’éloigner, et les cris reprennent de plus belle. Je cours jusqu’au café, demande à mon mari de m’accompagner. L’animal est toujours là, j’essaie de m’en approcher mais il s’échappe. Tant mieux, car cela veut dire qu’il n’est pas blessé.

De retour au café, et après un instant de réflexion, je me demande si je ne viens pas de me faire avoir par un renard. En effet, c’est l’hiver, et bien souvent ils s’approchent des maisons pour chercher à manger. Mon mari cherche sur Internet le cri qu’un renard peut bien avoir et… bingo ! Notre hypothèse se confirme quand nous rentrons en voiture après avoir mangé, avec un magnifique renard du nord, le fameux Kita-kitsune (キタキツネ), qui traverse la route juste devant nous !

Le relou de l’année : un chauffeur de taxi
Les gens de Hokkaidō ne sont pas réputés pour leurs bonnes manières au volant, et ceux de Hakodate ne font pas exception : smartphone au volant, feux rouges allègrement grillés, gamins pas attachés, absence de clignotant… c’est festival.

Avant de vous raconter mon histoire, je vais vous faire un petit topo sur certaines rues de Hakodate. Comme vous le savez, il neige en hiver à Hokkaidō et les grands axes ont parfois une voie très large, pour stocker la neige sur les côtés en cas de besoin, sans que cela ne gêne la circulation. Mais quand il n’y a pas de neige, comme la voie est large, les gens d’ici roule côte-à-côte (oui, oui, sur une voie, pas deux).

Un matin, je vais conduire mon mari à l’aéroport. Il y a du monde sur la route, on est un peu à la bourre, et je ne sais jamais à quel moment je dois tourner, ni si ce sera à gauche ou à droite, du coup je décide de rester tranquille au milieu de la voie pour l’instant. En plus, il y a des bus qui s’arrêtent, et parfois la voie reprend une taille normale (pas possible d’y être à deux côte-à-côte) à cause des quais du tramway.

Soudain, un taxi se colle sur ma droite, l’air furax, et tente de me faire rabattre sur ma gauche. Il est tellement proche de moi que je n’ose pas regarder à gauche pour voir si je peux, je préfère le garder en visuel. Il doit alors se rabattre car arrive le quai du tramway. Furieux, il me colle au cul et klaxonne. Comme il me fait grave chier, j’ouvre ma fenêtre et je lui balance un doigt d’honneur par la fenêtre. Le gars a pété une coche et m’a fait plusieurs queues de poisson pour me forcer à m’arrêter. Franchement, j’aurais bien aimé m’arrêter et appeler la police, mais mon mari avait son avion et on n’était pas en avance. Et à un moment donné, manque de bol, le feu passe au rouge et le taxi descend de sa voiture, s’approche de la mienne et vocifère de l’autre côté de ma fenêtre. Je lui dis de se casser, hors de question que j’ouvre ma fenêtre, il remonte dans sa voiture et disparaît.

Je suis allée à la police après, pour confirmer la règle de circulation et l’officier de service m’a dit : « Si c’est une voie, tu dois rouler au milieu de ta voie. Ici, tout le monde roule côte-à-côte, c’est la coutume, mais si tu veux rouler au milieu tu es dans ton droit. Et si jamais tu as des emmerdes avec un taxi, appelle-nous tout de suite. »

Si jamais vous comptez conduire à Hokkaidō, vous êtes prévenus !

Mon plus beau voyage : Taïwan
À la fin du mois de mars, alors qu’il faisait encore bien froid à Hakodate, je suis allée passer quatre jours à Taïwan avec quelques collègues. Nous sommes partis en voyage organisé, et je n’ai pas trop aimé cette formule, mais Taïwan est un beau pays et la nourriture est délicieuse.

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C’était aussi amusant de voyager à l’intérieur d’un groupe de Japonais et d’observer leur comportement. Par exemple, la première chose que mes collègues féminines ont vérifié à l’hôtel, c’est que les toilettes avaient bien un système « washlet ». J’ai par ailleurs trouvé notre groupe particulièrement bruyant à plusieurs reprises (y compris moi), et c’est là que j’ai réalisé que nous parlions tous fort et de façon plutôt sèche. Peut-être le fait d’être profs qui nous a rendus comme ça

Ma rencontre de l’année : Judith et l’ambiance de Hiroshima
J’étais bien contente de retourner à Hiroshima. C’était ma troisième visite dans cette ville, et les deux premières m’avaient laissée sur ma faim car, par manque de temps, je n’avais pas pu voir ce que je voulais (c’est-à-dire la ville en elle-même, pas les lieux touristiques).

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Soirée improvisée, style Hiroshima !

Cette fois, j’allais à Hiroshima pour voir ma copine Manon, alors stagiaire dans la boîte de Judith, du blog Jud à Hiroshima. Ce fut donc l’occasion pour moi de rencontrer Judith, charmante comme tout, qui nous a emmené dans plusieurs endroits intéressants et fait rencontrer plein de monde… tout ce que j’aime dans une visite touristique ! Merci Judi, je reviendrai !

Le passage à vide : la perte de mon emploi
Mon contrat de travail au collège-lycée s’est terminé au mois de juillet, avec l’arrivée des vacances d’été et celle d’une nouvelle prof. J’avais beau le savoir depuis un bout de temps, ça ne m’a pas empêché d’espérer jusqu’au bout… je me disais que peut-être la nouvelle allait changer d’avis au dernier moment et ne pas monter dans l’avion.

L’école dans laquelle je travaille est une école chrétienne, et l’un des deux postes de professeur de conversation anglaise est réservé à un(e) religieux(se) de l’étranger. Mais l’école n’arrivait pas à trouver la personne qui lui convenait dans le peu de candidatures qu’elle avait reçues, et c’est ainsi que le poste m’est revenu. J’y ai donc travaillé un an et demi à temps plein, et depuis juillet 2016, j’y travaille à temps vraiment partiel, avec quatre pauvres heures de cours par semaine (dont deux le samedi matin, bordel !).

Comme la fin de mon contrat correspondait avec l’arrivée de mes parents, je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer au début. J’étais aussi très fatiguée et j’ai énormément dormi. Mais avec la rentrée scolaire d’août et le retour à la routine pour tout le monde, je me suis soudainement sentie seule et désœuvrée.

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Mes bébés !

J’adorais mon emploi, j’adorais mes élèves, j’adorais mes collègues, j’adorais être super occupée, j’adorais travailler 60h par semaine, je serais allée à l’école tous les jours s’il l’avait fallu.

Je pensais pouvoir profiter de mon temps libre pour travailler sur d’autres projets, mais j’ai perdu toute envie de faire quoi que ce soit. Je sors beaucoup moins qu’avant aussi, parce que je me sens moins libre d’agir comme bon me semble. Je déteste ma vie de femme au foyer, je me fais chier comme un rat mort, et je me déteste aussi car en plus mon inactivité m’a fait prendre du poids.

Mais bon, j’ai confiance en ma résilience et j’ai plein d’espoirs pour 2017 !

2016 en photo, mois par mois
Janvier
Au début du mois, on fête les rois ! Cet événement, organisé en collaboration avec Kitami-san du café Marutamagoya, est un succès. Nous prévoyons d’ailleurs de le refaire dans quelques jours.
Le lendemain de la galette, ma copine de Tokyo vient me rendre visite. La pauvre, elle qui avait déjà vu son avion de retour annulé pour cause de typhon lors de sa première visite à Hakodate, tombe cette fois en pleine tempête de neige ! Mais cela ne nous empêche pas de bien nous amuser.

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Pas un chat au cap Tachimachi

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La forteresse Goryokaku illuminée

Février
Que de neige, que de neige ! Ce mois-ci, je vais deux fois à Onuma, exactement comme l’an passé. C’est toujours un vrai dépaysement d’aller à Onuma, surtout en hiver, car même si c’est proche de Hakodate, on y trouve plus de neige. Le paysage, montagneux, est aussi bien différent.

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Onuma Seminar House, février 2016
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Le fameux Kita-Kitsune !

Mars
Changement de décor radical avec la fonte des neiges ! Il fait beau, il commence à faire doux… que c’est agréable !

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Le port d’Irifune
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Mouette sur un bateau

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Le cimetière des étrangers

Le 26 mars, le Shinkansen débarque à Hokkaido et moi, deux jours plus tard, je débarque à Taïwan !

Avril
Avril, c’est la rentrée des classes ! Je suis évidemment occupée, mais heureuse de revenir à l’école. Et je n’oublie pas de profiter de la vie ! Je me promène souvent dans le quartier Yachigashira, où je rêve d’habiter.

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Vue sur Yachigashira, avril 2016

À la fin du mois, deux de mes collègues se marient. L’occasion pour nous de faire une nouvelle fois la fête. C’est aussi à la fin avril que les cerisiers sont (enfin) en fleur.

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Cerisiers dans le parc de l’école

Mai
Comme l’an dernier, je prends la direction d’Esashi pour le défilé des nouveaux mariés. Cette année, nous arrivons le 2 pour profiter d’une soirée avec les habitants. Pour la première fois de ma vie, je mange de l’ours. Ce n’est pas terrible.

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Avec le maire d’Esashi, Terui-san

Pour la Golden Week, direction Hiroshima ! Je fais le trajet en Shinkansen depuis Hakodate, soit environ 7h de train. J’ai un petit choc à l’arrivée, parce qu’il fait chaud !

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Parc du Musée de la Paix, Hiroshima
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Festival des fleurs 2016, Hiroshima

À mon retour à Hakodate, les cerisiers sont toujours en fleurs. Nous partons en excursion avec nos élèves du lycée.

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En fin de mois, comme l’an passé, c’est défilé pour la bataille de Goryokaku !

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La veille, nous étions tous soûls…

Juin
Le mont Hakodate est enfin redevenu vert ! Il fait beau, il fait doux, je vais souvent voir la mer.

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Le port d’Irifune, version été
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Le tramway de Hakodate, bien vintage

En fin de mois, je donne un cours de cuisine à Nanae. J’ai choisi de faire des tomates farcies et une tarte aux pommes, car Nanae, c’est la ville des pommes !

Juillet
À l’école, le tournage du film « P to JK » (PとJK) prend fin. Depuis juin, une grosse équipe de tournage est là quasiment tous les jours. Avec tous ces techniciens, le nombre de copains de fumoir a bondi. L’actrice principale, Tsuchiya Tao, est très gentille et patiente avec nos élèves qui essaient de l’apercevoir tous les jours. Mais quand l’acteur Kamenashi Kazuya est arrivé, ça a été un peu le bordel, aussi bien chez les profs femmes que chez les élèves. Ce qui nous a toutes surprises, c’est qu’il est court sur pattes. Mais bon, il a de beaux yeux, et on peut pas tout avoir.

Dans la bande-annonce, on voit bien notre école, et aussi d’autres endroits de Hakodate, dont le café Laminaire où je vais souvent (à environ 33 secondes).

Puis c’est la fin du trimestre, le début des vacances, et la saison des barbecues commence. Il ne fait pas très beau, et nous sommes frappés par des typhons.

Avant l’arrivée de mes parents, je passe quelques jours chez ma copine à Tokyo (celle qui est venue en janvier). Il fait terriblement chaud, il y a énormément de monde et je suis bougonne. Je crois que ma vie à Hokkaido me rend un peu sauvage. Je m’en veux un peu, et je dois absolument revenir à Tokyo car je n’aime pas rester sur une mauvaise impression.

Août
On profite des derniers jours de l’été, qui ne dure pas longtemps ici. Le ciel est déjà tristement blanc. À la fin du mois, les premières feuilles rouges font leur apparition.

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Vue sur Hakodate depuis la montagne
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L’ancien « public hall »

 

Septembre
Mon premier Baru-Gai ! J’ai toujours travaillé auparavant, et je n’avais jamais pu y participer. Cet événement festif et gourmet est pour moi l’occasion de découvrir de nouveaux endroits.

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Le Transistor Café
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Shamisen et pépés

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Vers le milieu du mois, je découvre le ranch Shirotai et sa vue splendide sur Hakodate. Mais en hauteur, il fait déjà froid !

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Octobre
Je commence à enseigner à l’université, et je suis invitée à tester un tour à destination des touristes étrangers.

Le 10, je grimpe le mont Komagatake, mon volcan favori dans la région.

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Vue sur les lacs Onuma et Konuma
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Veni, vidi, vici

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Je rencontre enfin les trois nouveaux étudiants français, qui resteront jusqu’en février. À moi les papotages en français !

Novembre
Il ne neige pas encore, nous en profitons pour faire l’ascension du Mont Esan.

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Le 17 novembre, c’est l’arrivée des Beaujolais Nouveaux et je fête cela dans mon bistrot favori, La Buvette.

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À la fin du mois, l’ancien « boss » de mon mari vient nous voir et, pour la première fois, je vais voir le couvent des Trappistines.

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Décembre
La neige est là, il fait froid, mais les paysages sont splendides.

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Le parc de l’école sous la neige
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Le lac Onuma

Et pour 2017, alors ?
Il y a belle lurette que je ne crois plus aux résolutions du Nouvel An, alors j’ai cessé d’en prendre. Enfin, je vais tout de même essayer de répondre rapidement à mes messages, et en fin d’année j’aimerais réussir à envoyer mes cadeaux de Noël début décembre.

Pour le reste, je ne souhaite qu’une chose : qu’on me donne l’envie… l’envie d’avoir envie !

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10 réflexions sur “Bilan 2016 : du beau et du moche

  1. japankudasai

    Merci pour cet article bien détaillé. Les périodes sans emploi ne sont ni simples ni agréables, alors je te souhaite simplement de reprendre très vite une activité dans laquelle tu t’épanouiras ! L’ambiance à Hiroshima avec l’air top (comme tout ce que je peux lire à chaque fois), et l’importation des traditionnelles galettes des rois est une super idée : j’attends les photos de 2017 😉 !

  2. tetoy

    J’ai passé un super moment à te lire =)
    Super article. Jolies photos. Belle année passée, malgré quelques (grosses) tristesses.
    Hâte d’en lire toujours plus ! J’aime passer sur ton blog ^^

      1. Bonjour Pamela
        Oui, j’habite à Kofu, Yamanashi Ken. Les années précédentes, je vivais à Kyoto où j’étais enseignante de francais langue étrangère au lycée français. Pour des raisons diverses et variées je réside maintenant à Kofu avec ma famille et là, les occasions d’enseigner le français sont plutôt rares… Meme très rares!
        Bah, la région est belle et je reste optimiste!
        A bientôt.

      2. Bon courage à toi Valérie ! Vivre à la campagne n’est pas toujours évident, mais tu as raison, il faut voir le bon côté des choses. À bientôt !

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