Journal du 16 au 20 juin

Comment gère-t-on un séisme à l’école ? Que faire quand une élève vous pleure dans les bras ? La suite de mes aventures dans un lycée japonais ! Et aussi, une balade rafraîchissante en bord de mer pour mon deuxième et dernier jour de congé de juin.

Jeudi 16 juin

Le chat me réveille à 4h50 et je déteste ça ! Quand elle me réveille vers 3h, je me dis que j’ai encore 2h de sommeil devant moi, et j’en suis plutôt heureuse, mais là… Réaliser qu’il ne me reste que 10 minutes à dormir me déprime un peu, et je décide de dormir jusqu’à 5h30. Mais à 5h, c’est le réveil de mon mari qui sonne et me réveille ! Je décide de me lever. Mon mari s’est rendormi, et le chat somnole sur le canapé. Les bandits !

Aujourd’hui j’ai la voiture, car mon mari a un déplacement. Je le dépose à son travail, puis je file à l’école. Aujourd’hui, je suis en charge de la classe de mon collègue néo-zélandais car il est en déplacement. J’ai beaucoup d’informations à leur transmettre, et elles sont plutôt lentes, du coup on arrive en retard à la messe. J’ai deux cours le matin, dont un cours de français (cours d’études internationales pour les élèves de 2e année de lycée). Les filles se débrouillent bien, et on s’amuse beaucoup.

L’après-midi, peu après la fin de mon dernier cours, alors que les élèves venaient juste de quitter la salle et que j’étais en train de ranger mes affaires, je vois que l’écran blanc que nous utilisons pour projeter nos leçons tremble. J’ai à peine le temps de penser « C’est un tremblement de terre ! » que la secousse s’intensifie, pour devenir très forte. J’ai peur. Parce que les élèves hurlent. Parce que la secousse est forte.

J’ai le réflexe d’ouvrir la porte, comme on nous l’a appris, puis la secousse s’arrête. Elle aura duré très peu de temps, tout est allé très vite. Au jugé, je dirais une dizaine de secondes.

Nous faisons le tour des salles pour demander aux élèves de rester sous leur bureau. Car on ne sait pas s’il y aura une prochaine secousse. Et l’autre interrogation, c’est bien sûr « Y aura-t-il un tsunami ? »

Très vite, une annonce tombe des haut-parleurs : l’intensité du séisme était de 6- sur l’échelle Shindo, échelle allant de 0 à 7, 7 étant bien sûr le maximum. Il n’y a pas d’alerte au tsunami. Les cours peuvent reprendre normalement, mais nous devons tous rester vigilants.

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Dans l’après-midi, nous apprenons qu’en fait la secousse ressentie était d’intensité 3 sur l’échelle de Shindo, et que le 6- a été ressenti dans un quartier de l’est de la ville seulement. Je suis dubitative. Nous avons eu un 5- l’année dernière, mais le tremblement de terre d’aujourd’hui m’a semblé plus fort.

En fin d’après-midi, je m’occupe des salutations du soir de la classe dont je suis en charge aujourd’hui. Ensuite, je vais vérifier que tout se passe bien avec les élèves qui font le ménage dans l’autre salle de cours. Et là, catastrophe ! Une élève se met à pleurer. Je m’isole avec elle et tente de savoir ce qui la tracasse. Elle pleure beaucoup, renifle, et je ne comprends pas grand-chose à son histoire. La seule chose claire, c’est qu’elle veut que je n’en parle à personne. Mais je ne peux pas laisser la situation telle quelle.

De retour dans la salle des profs, j’en parle à la responsable de notre groupe, qui décide d’aller enquêter sur-le-champ pour savoir ce qui s’est passé. D’autres élèves lui ont expliqué la situation, mais je ne comprends toujours pas le problème. Bref, nous y donnerons suite le lendemain, quand le prof principal sera de retour.

Je quitte le bureau vers 18h, et je passe au supermarché car j’ai envie de manger des champignons. À la maison, je fais sauter ces champignons avec des oignons et de la viande de porc. Je mange le tout avec une salade de concombre et du tofu. C’est bon de manger ce que l’on a cuisiné.

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Je sors le sac de transport du chat du placard, au cas où il y aurait un tremblement de terre dans la nuit qui nous obligerait à évacuer. Cela peut sembler idiot, mais perdre Momo serait terrible pour moi.

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La soirée se passe tranquillement, câlins-télé-lecture. Je m’endors vers 23h.

Vendredi 17 juin

Momo me réveille à… 4h58 ! Deux minutes avant le réveil, la petite maudite ! Elle pousse des miaulements désespérés, sans raison aucune. Je la fais venir près de moi, elle ronronne de plaisir, et moi je me rendors jusqu’à 5h30. La matinée est tranquille, et je pars à 7h00.

Je n’ai pas cours le vendredi et je suis théoriquement autorisée à prendre un congé à ce moment-là, mais aujourd’hui je suis en charge de la classe d’une collègue, absente pour le tournoi du club de basket-ball.

Je n’enseigne pas à cette classe-là, mais j’ai entendu dire que les élèves étaient bruyantes. Et cela s’avère vrai. Alors que la période de lecture a commencé, elles continuent de parler et je suis obligée de les rappeler à l’ordre. Durant la messe, certaines parlent et rigolent. Encore une fois, je dois leur dire de se calmer.

Le reste de la matinée, j’essaie de m’organiser pour les semaines à venir. Je vérifie le nombre de cours qu’il me reste pour chaque classe. En effet, nous regardons toujours un film avant les vacances d’été, et j’ai besoin de trois cours pour finir le film. Avec les événements qu’il y a avant les vacances, j’ai plusieurs cours en moins, et il y a déjà certaines classes avec lesquelles je dois commencer le film la semaine prochaine. La matinée passe très vite.

Peu après midi, les alertes de nos téléphones sonnent. Tous les profs présents en salle des profs ont le même réflexe : sortir et laisser les portes ouvertes. On attend, tendus, car on ne sait pas trop ce qui va nous tomber dessus… en fait, rien. En revérifiant l’alerte, nous constatons que c’était une alerte aux fortes pluies. Je crois que nous sommes un peu tous paranos, et que la possibilité d’un nouveau séisme reste dans un coin de la tête de tout le monde. Bizarrement, la pluie qui tombait à verse depuis le matin cesse après l’alerte.

L’après-midi, c’est branle-bas de combat ! J’ai un cours en moins, mais je dois aider mes collègues et les collégiennes pour préparer la journée portes-ouvertes de demain. Ménage, préparation des piles de documents,… Ensuite, je file à mon unique cours de la journée, conversation anglaise pour les 2e année de lycée (parcours anglais). Elles ont une présentation à faire, un genre de mini-speech, et ce n’est pas fameux. En début de cours, une élève a mal au ventre et demande à aller aux toilettes. Au bout de 10 minutes, comme elle n’est pas revenue, j’envoie une élève la chercher. Elle est toujours aux toilettes. À un moment, je vois que l’élève est revenue, mais elle se cache derrière un bureau au fond de la salle de classe. Ma pauvre cocotte, comment as tu pu croire que je ne t’aurais pas vue ? Quand on est lycéen, on est en général un peu bêbête, on croit que les profs sont nés de la dernière pluie. On ne peut tout simplement pas imaginer que son prof a fait les 400 coups avant. Je la surprend donc au moment où elle s’y attend le moins, et elle me dit qu’elle ne se sent pas bien, qu’elle va retourner aux toilettes. Je la laisse faire, mais je décide tout de même d’en parler à son prof principal. À la fin du cours, elle revient pour s’excuser de son comportement. J’ai un peu l’impression qu’elle essaie de me manipuler avec ses excuses, mais c’est raté, car je ne laisserai pas les choses ainsi.

Je dois ensuite faire les salutations du soir avec la classe dont je m’occupe depuis le matin. Je leur rappelle qu’elles ne doivent pas parler pendant la messe, et encore moins rire, car certains profs et certaines élèves sont chrétiennes et la messe est importante pour eux. Je leur explique l’importance de respecter les croyances des autres, mais je ne crois pas qu’elles m’aient bien compris.

Ensuite, il me reste une demi-heure de battement avant le nouveau branle-bas de combat, mais cela ne me laisse pas le temps de faire grand-chose. Je supervise le ménage habituel, puis à 16h30 nous avons une réunion pour discuter de différents cas, dont celui de l’élève qui s’est mis à pleurer la veille. Je ne comprends toujours pas ce qui se passe, mais l’affaire a l’air d’avoir pris de grosses proportions.

Ensuite, je file au club d’anglais, et nous travaillons jusqu’à 19h. Je quitte ensuite le bureau et je récupère mon mari à son travail. Nous allons manger des ramen dans notre resto de ramen favori. Pour une fois, je choisis celles au sel, la spécialité de Hakodate.

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Ramen au sel par Maido

La soirée se passe tranquillement et je me couche assez tôt.

Samedi 18 juin

Comme nos salutations du matin sont un peu plus tard que d’habitude, je me lève à 5h30. Je pars en voiture car mon mari a décidé de travailler à la maison. J’arrive à l’école vers 8h, il n’y a pas grand-monde. Aujourd’hui, c’est la journée portes ouvertes du collège. Les lycéennes n’ont pas cours et tous les professeurs ne sont pas concernés par cette activité.

Je travaille un peu jusqu’à 9h, puis je me dirige vers la salle où aura lieu la présentation des cours d’anglais. On diffuse des vidéos des différentes activités, et on joue à des jeux de société en anglais. À 11h, l’activité est terminée et nous rangeons tout.

Vers 12h, je mange des sandwichs du konbini qui ressemblent un peu à des sandwichs SNCF. Ce n’est pas terrible, mais ça me cale pour l’instant. Une fois nos visiteurs repartis, je peux moi aussi théoriquement repartir mais je dois terminer la préparation de mes cours pour lundi. Je travaille jusqu’à 14h30 environ.

Quand je sors du bureau, il fait beau et j’ai envie d’aller voir la mer. Mais je décide de rentrer chez moi. Mon mari a fait un peu de ménage et je lui en suis reconnaissante. Je me repose 1h, et aussitôt après je m’ennuie. C’est quand même terrible d’être fatiguée mais d’être incapable de rester inactive et de se détendre. J’ai besoin de travailler tout le temps, j’ai besoin d’avoir du monde autour de moi, et que ce monde soit en perpétuel mouvement. C’est pour ça que mon travail à l’école me plaît autant. Il n’y a jamais de temps mort, on est toujours dans l’action.

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Le soir, je cuisine des pâtes puis mon mari et moi décidons d’aller prendre un verre dans un bar appelé « Le comptoir ». Je suis déçue par la déco et par l’ambiance, car ce bar est connu comme une institution de la ville. Mais je n’étais pas de très bonne humeur, alors peut-être que cela a influencé mon impression. J’y retournerai sans doute quand je serai mieux disposée, mais pas tout de suite. Nous rentrons à la maison un peu après minuit.

Dimanche 19 juin

Le chat me réveille à 7h. C’est l’heure à laquelle je voulais me lever, mais finalement je décide de dormir encore un peu et je me lève finalement à 9h30. Je passe la matinée au ralenti, et je ne fais pas grand-chose, à part laver les draps. J’essaie de me pardonner ma paresse en me disant que ce dimanche est mon deuxième et dernier jour de congé du mois.

Un peu après midi, mon mari part assister à un événement. Je n’ai pas souhaité l’accompagner car je n’avais pas envie de passer mon dimanche après-midi enfermée. Après avoir mangé le reste de pâtes d’hier, je pars me promener. J’ai fourré tout un tas de choses dans mon sac à dos, dont mon ordinateur, car je ne sais pas encore si je vais marcher ou me poser quelque part pour écrire. Après avoir pris le bus jusqu’à la gare de Hakodate, je prends le tramway jusqu’à Yachigashira.

Je me dirige d’abord vers la mer, dans un petit coin situé en bas du cimetière. Je m’assois au bord de l’eau, j’écoute de la musique et je ne pense à rien d’autre qu’au fait que je me sens bien ici. Cela fait des jours que je me demande ce qu’est le bonheur, et j’avais l’intention d’y réfléchir ici, mais étrangement le vide se fait dans mon esprit. Rien ne compte pour moi à ce moment-là, juste le fait d’être ici et d’avoir ce magnifique paysage sous les yeux.

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Je décide ensuite d’explorer le cimetière à flanc de montagne. Certains chemins sont si peu entretenus qu’on les voit à peine. Je n’arrive pas bien à savoir jusqu’où je peux monter sans m’enfoncer dans la montagne, et je décide de rebrousser chemin.

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Cimetière, Yachigashira

J’hésite sur la suite de mon itinéraire, puis je décide de passer au cap Tachimachi, qui est juste à côté. C’est l’un des plus beaux endroits de la ville, mais les touristes s’y font rare. Les personnes présentes sont toujours majoritairement des locaux. Je ne sais pas si c’est dommage ou si c’est une bonne chose d’avoir encore un endroit pour nous. Après une petite pause, je repars et décide d’emprunter la route de montagne pour redescendre.

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Vue sur Hakodate depuis la montagne

Le ciel est couvert et l’air chargé d’humidité, mais il ne fait pas froid. On dit qu’il n’y a pas de saison des pluies à Hokkaido, mais cette année, il ne fait aucun doute que nous sommes en plein dedans. Je me dirige ensuite vers le quartier adjacent à Yachigashira, Aoyagi-chō. Je traverse le parc Hakodate Kōen, dans lequel se trouve un parc d’attraction plutôt kitsch.

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Quand Mario rencontre Anpanman

Je décide de finir ma promenade dans un autre quartier du coin, Hōrai-chō. C’est un quartier de vieux pêcheurs, et je l’aime beaucoup. Alors que je photographie la mer, un homme d’un certain âge m’aborde. Il veut savoir d’où je viens et me dit que son loisir est d’apprendre tout un tas de choses sur tout un tas de pays. Il n’arrête pas de parler, et je me demande quand il va bien vouloir s’arrêter. Mais il a vraiment l’air content, alors ça me fait plaisir aussi. Après notre discussion, je vais prendre un café et un gâteau au café Laminaire (le nom français de l’algue konbu). La propriétaire, Yukari, est vraiment drôle, un peu fofolle. Elle aime les chats, boire et fumer, tout comme moi. Mon mari nous rejoint ensuite, puis nous partons car je dois acheter des chaussures pour l’école (les miennes ont cassé dans la semaine).

Le soir, je cuisine des aubergines et du tōfu façon mābō. Après manger, mon mari et moi regardons le taiga drama sur la NHK. Je range ensuite certaines choses, puis vais lire dans mon lit. Je m’endors vers 22h30.

Lundi 20 juin

Je me réveille vers 3h30, je ne sais pas pourquoi. Pour une fois, ce n’est pas la faute du chat. Ensuite, j’ai du mal à me rendormir et j’alterne les périodes de sommeil et de réveil. Je me lève néanmoins à 5h, comme d’habitude. Il pleut aujourd’hui encore, mais il ne fait pas froid.

Je panique à l’idée de la semaine à venir, qui sera chargée : préparation des élèves à l’entrevue du test Eiken, cours de français mercredi soir, cours de cuisine samedi soir, concours de présentation en anglais dimanche. Il faut que je m’organise pour ne pas rentrer trop tard à la maison le soir et trouver des moments de détente, et surtout il va falloir que je me couche tôt.

Le lundi, je suis assez occupée. La messe de ce matin me semble interminable. L’homme qui nous fait le sermon réussit à endormir la moitié de l’assistance. J’ai ensuite deux cours, avec des 1re année de lycée. Les deux classes sont complètement différentes : dans l’une, les élèves participent activement, dans l’autre, elles sont passives. Je préfère les classes actives, même si les filles sont parfois un peu bruyantes.

Le midi, je mange à la cantine. Le plat du jour est un gratin au curry, et c’est plutôt bon. Il y a un morceau d’orange en dessert, mais je n’aime pas les fruits alors je l’offre à un collègue. Il me dit alors « Tu ne fais pas de sport, tu ne manges pas de fruits, tu bois et tu fumes ? Ça va pas ! » Effectivement, dit comme ça, ça paraît horrible. Mais j’adore les légumes et marcher. Enfin, à 35 ans, ce n’est peut-être plus suffisant… Mon collègue courra le semi-marathon dimanche prochain. Il veut que j’aille courir avec lui, pour moi aussi participer au semi-marathon de l’an prochain. Non merci, la course, très peu pour moi.

Un peu après 13h, l’alerte de nos téléphones retentit. Tout le monde se fige, mais comme je suis devenue experte en sonnerie, je leur dis que c’est pour la pluie. Décidemment, on reçoit plein d’alertes en ce moment !

Mon cours de l’après-midi, avec les 2e année de lycée spécialité anglais, se passe bien et on termine enfin nos speechs. On a même le temps de débuter la leçon suivante, un miracle !

À 16h20, je supervise le ménage puis à partir de 16h30, nous avons le club d’anglais. Nous préparons nos élèves au concours de présentations qui aura lieu dimanche, et nous travaillons jusqu’à 19h, heure à laquelle les élèves doivent quitter l’école. À la fin du club, l’une de mes élèves viennent me voir pour dire que son groupe a décidé qu’une personne ne présenterait pas, et que c’est tombé sur elle. Elle semble déçue, alors je lui dis que je vais voir ce qu’on peut faire. Je ne sais pas trop ce qu’ont les élèves en ce moment à venir me confier leurs problèmes, mais je me sens adulte tout d’un coup. J’explique la situation à mon collègue, qui me dit que toutes les élèves du groupe doivent présenter, puisque toutes sont enregistrées comme présentatrices. Voilà qui résout le problème !

Ensuite, je quitte moi aussi l’école, et rentre en bus. Je m’arrête au supermarché pour acheter de quoi faire à manger. J’arrive à la maison un peu après 20h, et mon mari rentre en même temps que moi. Ce soir, je cuisine du poulet mariné dans une sauce à base de miso. Il est près de 21h quand nous commençons à manger. Je me mets au lit vers 22h, épuisée. J’essaie de lire un peu mais mes yeux se ferme tout seuls, et je décide de dormir. Il est à peine 22h10, et je suis contente d’avoir quasiment 7h de sommeil devant moi.

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2 réflexions sur “Journal du 16 au 20 juin

  1. Plassard

    Intéressant description de labié entralacée d’alertes de sécurité. Mais Pourquoi une messe le matin avant les cours et surtout au Japon ?

    1. Bonjour et merci pour votre message ! Si nous avons une messe tous les matins, c’est parce que notre école est chrétienne. Elle a été fondée il y a plus de 100 ans par des missionnaires étrangers. La plupart des élèves et des professeurs ne sont pas chrétiens, mais l’école tient à respecter la tradition.

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