Kyōto (古都), de Kawabata Yasunari (川端康成)

Titre en français : Kyōto

Titre original : 古都 (こと, Koto)

Auteur : KAWABATA Yasunari (川端康成)

Date de parution : 1962

Traducteur : Philippe Pons

Édition lue : Biblio roman (Le livre de poche)

Nombre de pages : 190

Résumé

Chieko, fille d’un grossiste en tissu de Kyōto, mène une vie plutôt aisée dans l’ancienne capitale japonaise. Ses parents lui ont avoué ne pas être ses parents biologiques, mais ont toujours refusé de dire qu’elle avait été abandonnée et préfèrent lui raconter une histoire selon laquelle ils l’auraient kidnapp

ée, fable à laquelle Chieko ne croit pas. Cette histoire ne perturbe pas notre jeune héroïne, qui continue de profiter des merveilles que lui offre la belle ville de Kyōto.

Alors qu’elle se balade à Kitayama, son chemin croise celui d’une jeune campagnarde qui, selon l’amie qui l’accompagne, lui ressemble trait pour trait. Sur le moment, Chieko n’y accorde pas d’importance mais, une fois rentrée chez elle, elle commence à s’interroger sur ses origines. Les deux jeunes filles se revoient à la fête de Gion, et la jeune campagnarde, appelée Naeko, lui révèle qu’elles sont sœurs jumelles.

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Avis

À travers cette œuvre empreinte de poésie, Kawabata rend le plus beau des hommages à la splendide Kyōto. Il y décrit les lieux, les festivals et les personnes qui s’y croisent avec une grande méticulosité, comme s’il avait peur que le temps les engloutisse, les noyant dans l’oubli. Derrière l’effervescence des festivals se cache une certaine tristesse, une nostalgie.

Le personnage de Chieko, enfant trouvée, par conséquent sans identité, n’est pas sans rappeler l’auteur, orphelin à 3 ans, recueilli par ses grands-parents qui mourront quelques années plus tard. Quant au personnage de Naeko, il ne semble pas être réel mais plutôt le double de celui de Chieko, qui permet à la jeune fille de mieux comprendre son identité, et de l’accepter.

Quête d’identité, nostalgie du temps qui passe, mélancolie, solitude… on retrouve dans ce roman des éléments caractéristiques de l’œuvre de Kawabata. L’histoire de « Kyōto » est simple et le récit suit son cours tout en douceur, ce qui facilite la lecture de ce chef-d’œuvre au style riche et subtil. « Kyōto » est selon moi le roman qui permet le plus facilement d’aborder l’œuvre de Kawabata, l’un des deux seuls auteurs japonais nobélisés. Cette lecture s’avèrera d’autant plus facile si le lecteur a déjà eu la chance de visiter l’ancienne capitale nippone. Si non, elle lui donnera envie de la visiter sans tarder.

Pour aller plus loin

Kawabata, le clair-obscur (Cécile Sakai)

Comment lire un roman japonais ? le Kyōto de Kawaba (René Étiemble)

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