Nuit sur la ville (そして夜は蘇る), de Hara Ryō (原尞)

Titre en français : Nuit sur la ville

Titre original : そして夜は蘇る (そしてよはよみがえる, soshite yo wa yomigaeru)

Auteur : HARA Ryō (原尞)

Date de parution : 1988

Traducteur : Corinne Atlan

Édition lue : Picquier poche

Nombre de pages : 396

Nuit sur la ville, Hara Ryō
Nuit sur la ville, Hara Ryō

Résumé

Le détective privé Sawazaki entend parler du journaliste Saeki Naoki deux fois durant la même journée. La première par un homme grand et mystérieux, qui tente de cacher sa main droite et qui lui dit s’appeler Kaifu. La deuxième par Nirazuka, avocat de la puissante famille Sarashina. Il apprend que Saeki Naoki est l’époux de la fille Sarashina, Naoko, et qu’il a disparu. Alors qu’il devait venir signer les papiers du divorce et récupérer un chèque de 50 millions de yens en compensation, Saeki ne s’est pas présenté au rendez-vous et ne semble pas être repassé à son appartement depuis plusieurs jours.

Sawazaki refuse de travailler pour Sarashina père, mais accepte d’aider la fille, Naoko, à retrouver son époux. Le détective se lance alors à la recherche du mystérieux Kaifu, qui constitue sa meilleure piste pour retrouver Saeki. Il découvre que la personne appelée Kaifu est en fait une femme, qui héberge un homme amnésique dont elle ne connaît pas le nom. Cet homme s’est enfui d’un hôpital avec pour seuls objets personnels un pistolet semi-automatique et une valise bourrée d’argent, et vient lui aussi de disparaître.

L’enquête de Sawazaki va le mener sur la tentative d’assassinat dont a été victime le préfet de Tōkyō et sur les liens qui unissent le monde politique et le monde des affaires.

Commentaire

« Nuit sur la ville » fait partie de ces romans policiers complexes qui fourmillent de détails. Bien souvent, cette technique cache une intrigue faiblarde et ce type de roman ne fait pas partie de mes favoris. Néanmoins, Hara Ryō tient ici une intrigue intéressante, complexe mais jamais ennuyante, qui nous plonge au cœur d’un scandale politique et qui dénonce le manque de scrupules de la caste politique et de celle du monde des affaires.

La seule faiblesse du récit tient peut-être à ses personnages, aux caractères plutôt impersonnels. Aucun ne laisse de fortes impressions à la fin de la lecture. Hara Ryō réussit néanmoins à construire un récit solide à la première personne du singulier et à nous arracher quelques sourires face au cynisme de son héros, le détective privé Sawazaki.

Je termine cette revue de « Nuit sur la ville » en soulignant que nous avons bien de la chance, en France, d’avoir des traducteurs et des éditeurs passionnés par la littérature japonaise, car peu de pays peuvent se vanter d’avoir autant d’œuvres japonaises traduites dans leur langue. Grâce à la passion mais aussi au courage de ces professionnels, nous avons la chance de pouvoir accéder à des œuvres parfois atypiques. Ainsi, « Nuit sur la ville » a été traduit en chinois, en mandarin de Taïwan… et en français !

Les autres romans d’Hara Ryō, non traduits en français à ce jour, sont les suivants :

  • 私が殺した少女 (lit. « La fille que j’ai tué », 1989)
  • 天使たちの探偵 (lit. « Le détective des anges », 1990)
  • さらば長き眠り (lit. « Adieu, long sommeil », 1995)
  • 愚か者死すべし (lit. « L’idiot doit mourir », 2004)
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