Nuages flottants (浮雲), de Hayashi Fumiko (林芙美子)

Titre en français : Nuages flottants

Titre original : 浮雲 (うきぐも, Ukigumo)

Auteur : HAYASHI Fumiko (林芙美子)

Date de parution : 1951

Traductrice : Corinne Atlan

Date de traduction : 2005

Édition : Picquier poche

Nombre de pages : 487

Résumé

Yukiko, dactylo au ministère de l’Agriculture et des Forêts, est sélectionnée pour aller travailler en Indochine. Elle est affectée dans un village isolé dans les montagnes du nom de Dalat. Alors qu’elle appréhendait de se retrouver dans un tel endroit, le lieu se révèle paradisiaque. Seule femme japonaise de ce bureau régional des Eaux et Forêts, Yukiko, pourtant banale, ne tarde pas à attirer les convoitises de ses compatriotes masculins, et notamment du jeune Kanō. Mais Yukiko n’a d’yeux que pour Tomioka, un homme marié avec lequel elle va entreprendre une liaison.

À la fin de la seconde guerre mondiale, Yukiko est rapatriée d’Indochine et dès son retour sur le sol japonais, elle ne pense qu’à retrouver Tomioka, rentré au Japon un mois avant elle. Elle cherche à le contacter mais, comme il ne répond pas à ses télégrammes, elle décide d’aller le voir chez lui. Elle découvre alors que Tomioka n’est plus intéressé par elle et qu’il n’a aucune intention de laisser tomber sa femme.

Les deux anciens amants vont néanmoins continuer de se voir, mais leur passion va continuer à s’affadir de jour en jour, malgré leurs tentatives pour raviver leurs souvenirs d’Indochine. Bientôt, incapables de faire face à la réalité du Japon d’après-guerre, les deux jeunes gens vont s’enfoncer dans la déchéance.

Nuages flottants, de Hayashi Fumiko
Nuages flottants, de Hayashi Fumiko

Avis

Certains aspects abordés par ce roman, notamment la vie dans le Japon défait d’après la seconde guerre mondiale, m’ont un peu intéressée. Néanmoins, l’histoire en elle-même, celle de deux amants qui n’arrivent pas à se quitter et qui pourtant semblent ne plus s’aimer, ne m’a pas convaincue. La faute à des personnages que j’ai trouvé plutôt antipathiques, qui, au lieu de se relever et de se battre, semblent se complaire dans un malheur qu’ils s’inventent. Le personnage de Yukiko est particulièrement énervant, incapable qu’elle est de s’assumer seule, de vivre sans un homme.

De plus, l’histoire traîne en longueur : Tomioka et Yukiko se revoient, évoquent leurs souvenirs d’Indochine, se saoulent, font l’amour, se quittent puis se revoient, évoquent de nouveau leurs souvenirs d’Indochine, se saoulent encore plus et font de moins en moins l’amour, se disputent et se quittent, jusqu’au retour du prochain cycle. Bref, on tourne beaucoup en rond et l’histoire n’est pas supportée par un style particulièrement remarquable.

Nuages flottants reste tout de même une lecture distrayante, facile et rapide.

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