La course au mouton sauvage (羊をめぐる冒険) de Murakami Haruki (村上 春樹)

Titre en français : La course au mouton sauvage

Titre original : 羊をめぐる冒険 (ひつじをめぐるぼうけん, Hitsuji wo meguru bōken)

Auteur : MURAKAMI Haruki (村上 春樹)

Date de parution : 1982

Traducteur : Patrick De Vos

Date de traduction : 1990

Édition : Éditions Points

Nombre de pages : 374

Résumé

Un jeune trentenaire tokyoïte mène une vie banale et solitaire, entre lectures, alcool, musique et cuisine. Côté professionnel, il travaille dans une agence de pub fondée avec un ami, aujourd’hui passablement alcoolique. Côté personnel, après que sa femme ait demandé le divorce et disparu de sa vie, il entame une relation avec une jeune femme aux oreilles sublimes et à l’intuition redoutable.

Un ami surnommé le Rat commence à lui faire parvenir une correspondance confuse. Dans une de ses lettres, il lui demande d’utiliser une photo de moutons dans un endroit où elle serait bien visible. Le jeune publicitaire la publie dans une quelconque revue de communication et n’y pense plus, jusqu’à ce qu’un homme étrange, secrétaire d’un membre influent de l’extrême droite, ne vienne le menacer et l’oblige à partir en quête d’un mystérieux mouton figurant sur la photo.

Commence alors un voyage en direction du nord du Japon, à Hokkaidō, où notre anti-héros et sa copine croiseront la route d’un docteur ès moutons et d’un homme mouton, entre autres.

La course au mouton sauvage
La course au mouton sauvage

Avis

S’il est difficile de résumer les œuvres de Murakami, il est encore plus difficile de les commenter. Par où commencer ? J’ai lu La course au mouton sauvage cinq fois, et je le lirai probablement une sixième. À chaque lecture, il y a quelque chose qui me fascine, quelque chose qui m’enchante dans ce roman, mais je n’arrive jamais à savoir quoi. Chaque fois que je crois avoir mis le doigt dessus, le récit change de direction et m’échappe. Il y a quelque chose de fascinant dans ce mélange de tristement ordinaire, presque déprimant, et de fantastique.

« Indifférent à ma personne, le monde poursuivait son mouvement. Indifférents à ma personne, les gens traversaient les rues, taillaient leurs crayons, se déplaçaient d’ouest en est à la vitesse de cinquante mètres à la minute, déversaient dans les coffee house une musique d’une nullité parfaitement peaufinée. » (p. 119).

Chaque fois que je lis La course au mouton sauvage, je m’interroge sur le sens de ma vie. Pourquoi suis-je ici ? Pourquoi ma vie est-elle ce qu’elle est ? Quel est mon but dans la vie ? Ai-je seulement un but ?

« J’ai grandi en l’entendant me raconter cette histoire du mouton blanc qu’il avait vu en rêve. Si bien que l’on m’a convaincu que c’était ça la vie. Que la vraie vie, c’était d’être perpétuellement à la recherche de quelque chose. (…) Il reste que j’ai de tout de même l’impression que cela ne l’a pas rendu heureux. » (p. 239-240)

Je n’étais pas née en 1978, année durant laquelle cette mystérieuse course se déroule, et je n’étais pas bien vieille en 1982, année de parution du roman. Pourtant, moi-même aujourd’hui trentenaire, je me sens proche de ce trentenaire nippon de 1978. Et c’est là tout le génie de Murakami : écrire des œuvres intemporelles, créer des personnages à la fois si différents et si proches de nous.

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2 réflexions sur “La course au mouton sauvage (羊をめぐる冒険) de Murakami Haruki (村上 春樹)

  1. Il me tente énormément ! J’aime beaucoup Murakami moi-aussi, je n’ai jamais été déçue par un de ses romans (juste un peu moins enchantée par Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil). Le Passage de la nuit est mon préféré ! L’atmosphère y est si mystérieuse que j’ai l’impression qu’une, voir 2,3 ou 4 lectures ne suffiraient pas à tout relever ^^

    Après le tremblement de terre est un beau recueil de nouvelles aussi. Tu l’as déjà lu ?

    1. Merci pour ton commentaire !

      Oui, j’ai lu « Après le tremblement de terre » mais pas les deux autres que tu mentionnes. Je dois les ajouter à ma liste de lecture. J’adore ajouter des livres à ma liste de lecture 🙂

      Puisque tu connais déjà l’univers de Murakami, je pense que tu pourrais aimé « La course au mouton sauvage » (même si les goûts, ça reste très personnel).

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