Nagoya, la douce oubliée

Pour inaugurer la série d’articles sur mes séjours au Japon, j’ai choisi de vous parler de Nagoya. Située entre Tokyo et ōsaka, Nagoya est, avec plus de deux millions d’habitants, la quatrième plus grande ville du Japon. Sa richesse historique est telle qu’il est possible d’y marcher sur les traces d’Oda Nobunaga, de Toyotomi Hideyoshi et de Tokugawa Ieyasu ! Pourtant, hormis pour la visite de son château, elle est injustement oubliée par les touristes occidentaux.

Atsuta jingu (熱田神宮)

L’Atsuta jingu est un sanctuaire shintoïste situé à quelques minutes à pied de la station de métro Jingu Nishi (ligne violette). Il est considéré comme le deuxième sanctuaire shintoïste le plus important, après le grand sanctuaire d’Ise, avec qui il partage un style architectural commun. Il faut tout de même noter que, comme pour beaucoup de sites historiques japonais, de nombreux bâtiments de l’Atsuta jingu ont été reconstruits après la Seconde guerre mondiale.

Sanctuaire principal, Atsuta-jingu
Sanctuaire principal, Atsuta-jingu

C’est devant le sanctuaire principal que les visiteurs secouent la cloche et se recueillent. Le jour de ma visite, il y avait de nombreux enfants en kimono venus pour la fête de Shichigosan (fête des enfants de trois, cinq et sept ans) qui se faisaient photographier devant ce sanctuaire. On pouvait également voir de nombreux parents venus pour présenter leur nouveau-né, une tradition appelée Omiyamairi (お宮参り).

Tablettes votives, Atsuta-jingu
Tablettes votives, Atsuta-jingu

À côté du sanctuaire principal se trouve la boutique d’amulettes (お守り, omamori) et de tablettes votives (ema, 絵馬) inhérente à chaque sanctuaire et temple.

Kagura-den, Atsuta-jingu
Kagura-den, Atsuta-jingu

Avec sa couleur claire qui ressort sur le ciel bleu du mois d’octobre, le Kagura-den a été l’un des éléments du sanctuaire les plus agréables à photographier.

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Le parc dans lequel se trouve le sanctuaire offre une balade agréable aux visiteurs désirant profiter d’un vaste espace vert. La pénombre des arbres doit être bien agréable lors des chauds étés japonais !

Le sanctuaire Toyokuni (豊国神社, Toyokuni jinja) et le musée commémoratif Hideyoshi et Kiyomasa

Toyotomi Hideyoshi étant mon personnage historique japonais favori, il était indispensable que je me rende dans l’arrondissement de Nakamura, où il est né. À peine sortie de la station de métro Nakamura Kôen (ligne jaune), je me sens très émue mais je suis aussi un peu perdue. Où est donc ce torii rouge qui, d’après ma carte, doit être plutôt grand. Ne le voyant pas, je demande à un homme sur le point d’enfourcher son vélo s’il sait où se trouve le Toyokuni Jinja, but de ma visite. L’homme au vélo ne peut me renseigner et je choisis de partir vers le sud. Après avoir traversé le carrefour, je me retourne et vois alors le torii, tellement grand que je n’aurais pu le voir auparavant que si j’avais levé les yeux au ciel. Je continue mon chemin, de plus en plus persuadée que je fais fausse route, et je redemande mon chemin à une fleuriste qui m’indique que je dois aller vers le nord. Je rebrousse chemin, et environ 10 minutes plus tard, me voici face à l’entrée du sanctuaire recherché.

Entrée du Toyokuni-jinja
Entrée du Toyokuni-jinja

Le sanctuaire est quasiment désert. Un couple est venu présenté son nouveau-né et un vieil homme arrête son vélo, lance rapidement une pièce, se recueille quelques secondes, enfourche son vélo et repart aussi vite qu’il est venu.

Toyokuni-jinja
Toyokuni-jinja

Dans le sanctuaire se trouve un étang et je décide de m’asseoir sur un banc quelques minutes pour reposer mes pieds fatigués. À côté de moi, un homme âgé fume une cigarette et une jeune fille toute de noir vêtue contemple l’étang en silence.

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Je décide ensuite de partir à la recherche du musée Hideyoshi et Kiyomasa. Heureusement que ma capacité de lecture en japonais me permet de lire le nom « Hideyoshi » car je crois que sans cela je n’aurais jamais trouvé le musée, qui se trouve dans le même bâtiment qu’une bibliothèque. Le musée, dont l’entrée est gratuite, présente de nombreuses pièces historiques intéressantes, principalement des documents. Malheureusement, tous les panneaux explicatifs sont uniquement en japonais.

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Le musée d’art Tokugawa

Entrée menant au musée Tokugawa
Entrée menant au musée Tokugawa

Le musée d’art Tokugawa présente les trésors de la branche Owari de la famille Tokugawa. Parmi les pièces maîtresses de ce musée figure notamment un rouleau du 12e siècle illustrant le Dit du Genji. En dehors des pièces artistiques proprement dites, on peut admirer des armes et des armures, des objets de la vie quotidienne… Certaines salles d’exposition présentent des répliques de bâtiments et de pièces du château de Nagoya : une habitation dans laquelle on pratiquait la cérémonie du thé, une scène sur laquelle des artistes jouaient des pièces de No, ainsi qu’une chambre officielle de daimyo.

Brochure du musée Tokugawa
Brochure du musée Tokugawa

Attenante au musée se trouve la bibliothèque Hôsa, qui présente aux visiteurs des livres, mais aussi des cartes et des images.

Après une visite du musée et de la bibliothèque, on peut profiter d’une agréable promenade dans les jardins du Tokugawaen

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L’entrée du jardin est payante. Si vous pensez visiter les trois éléments de cet ensemble (musée, bibliothèque et jardin), sachez que vous pouvez acheter un billet qui les combine. Pour vous rendre sur place, empruntez le métro et descendez à la station Ôzone (ligne violette).

Le château de Nagoya

Un séjour à Nagoya serait bien sûr incomplet sans une visite de son fameux château. C’est d’ailleurs le seul endroit où j’ai croisé des touristes occidentaux. Avant de vous ruer sur le château proprement dit, prenez le temps de vous balader dans les jardins situés à l’est, où vous pourrez également admirer un pavillon de thé.

Pavillon de thé du Ninomaru
Pavillon de thé du Ninomaru

La quasi-totalité du château a malheureusement brûlée lors des bombardements de la Seconde Guerre mondiale, et c’est une « copie » du château originel que l’on peut visiter. Néanmoins, certaines parties originelles subsistent, comme la tour sud-est (Tônan sumiyagura 東南隅櫓) ou la porte omote-ninomon (表二之門). C’est par cette dernière que l’on accède au site du château lui-même. En rénovation à l’époque de ma visite (octobre 2012), la première vision que j’en ai eu fut plutôt décevante.

Château de Nagoya
Château de Nagoya

L’intérieur du château, qui présente différents objets exposés, est plutôt décevante et fut sans doute la partie la moins intéressante de mon séjour à Nagoya. À titre de comparaison, l’intérieur du château de Kiyosu, ville située à côté de Nagoya, semble plus authentique. De plus, ce château offre une vue imprenable sur Nagoya !

Château de Kiyosu
Château de Kiyosu
Statue d'Oda Nobunaga, Kiyosu
Statue d’Oda Nobunaga, Kiyosu

Miso-katsu

Durant votre séjour, n’oubliez pas de déguster le miso-katsu, tonkatsu à la sauce miso, spécialité de Nagoya. Un régal !

Miso-katsu, une spécialité de Nagoya
Miso-katsu, une spécialité de Nagoya
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2 réflexions sur “Nagoya, la douce oubliée

  1. Dreythée

    merci de poster ces photos pour nous qui sommes amoureux du Japon et qui n’y avons pas encore mis pieds!C’est trop beau!AAAhhh!qu’est-ce que j’ai hâte d’y être?!!

    1. Je suis contente que ces photos te fassent rêver. Tu verras, le jour où tu iras au Japon tu te diras « C’est encore plus beau que ce que j’imaginais ». Est-ce que tu prévois d’y aller bientôt ?

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