Au col du mont Shiokari (塩狩峠)

Titre en français : Au col du mont Shiokari

Titre original : 塩狩峠 (しおかりとうげ, Shiokari tôge)

Auteur : MIURA Ayako (三浦綾子)

Date de parution : 1968

Traducteur : Marie-Renée Noir

Date de traduction : 2007

Édition : Picquier poche (2012)

Nombre de pages : 365

Résumé

Nobuo, descendant de samourai, est élevé par sa grand-mère Tose qui lui rappelle constamment l’importance de son rang. Son père, qui vit avec eux, ne s’occupe pas de l’éducation de son fils, jusqu’au jour où Nobuo décrète devant un marchand et son fils que les gens du peuple lui sont inférieurs. La gifle et la leçon de morale paternelles qui suivent ses paroles laissent notre jeune héros pantois.

Peu de temps après, Tose décède et Nobuo découvre avec stupéfaction que sa mère est toujours vivante et qu’il a une petite sœur, Machiko. Sa mère, forcée par sa belle-mère de choisir entre élever son enfant et conserver sa foi chrétienne, a préféré abandonner son fils. Furieux et vexé, Nobuo se prend d’aversion pour ce Yaso (Jésus) qui lui a volé sa mère.

Néanmoins, il s’habitue progressivement à vivre avec ses parents et sa petite sœur. Dans le même temps, il se lie d’amitié avec Yoshikawa, un camarade de classe. Ce dernier a lui aussi une petite sœur, Fujiko, à la douceur qui ne laisse pas notre héros insensible.

Mais l’innocence de l’enfance sera bientôt brisée pour Nobuo. Son meilleur ami et sa famille quitte Tôkyô pour la lointaine Hokkaidô puis son père décède subitement. Nobuo commence à s’interroger sur la mort et le sens de la vie. Il renoue avec son ami Yoshikawa avec qui il entame une correspondance. À 23 ans, il décide de partir à Hokkaidô, où il retrouvera la douce et pure Fujiko, convertie au christianisme.

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Avis

Que l’on soit chrétien, croyant d’une autre religion ou athée, l’histoire de Nobuo ne peut laisser personne indifférent. Ses doutes et ses colères, ses inquiétudes et ses espoirs, nous les avons tous ressentis un jour. Roman d’espoir mais aussi roman d’amours, amour pour Dieu, pour son prochain, pour un autre être humain avec qui l’on veut partager sa vie, cette œuvre écrite en 1968 est plus que jamais d’actualité dans un monde où la violence et les préjugés semblent de plus en plus présents.

Le style épuré et vivant de l’auteur permet une lecture rapide et plaisante. Ce n’est certes pas de la grande littérature, mais c’est simple, efficace et ça met du baume au cœur !

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